Comment gérer sereinement son compte courant et son compte épargne !

Depuis plus de 15 ans nous analysons les relevés de compte de nos clients. En conclusion nous constatons, chez certains, que la gestion de leur compte courant et de leur compte épargne est un véritable casse-tête.

En d’autres termes, pour optimiser la gestion de leur argent il n’est pas rare de voir d’incessants virements, dans un sens ou dans l’autre, entre ces 2 comptes.

Au final, cela génère un tracas constant, voire un stress permanent.  Par conséquent, dans nos études de financement, nous conseillons systématiquement d’ajouter une trésorerie complémentaire mini que nous appelons “fonds d’urgence”. Pour résumer, la constitution d’un matelas de sécurité est la base d’une gestion saine, source de sérénité.

Voici quelques conseils pour constituer ou reconstituer ce matelas de sécurité tout en ne se rendant pas esclave d’un pilotage quasi journalier.

Ayez comme objectif de conserver une épargne disponible de 2 mois de salaire minimum, 4 mois étant l’idéal.

Ainsi, lorsque vous serez amené à puiser dans cette réserve, il ne faudra surtout pas oublier de la reconstituer les mois suivants. En d’autres termes il faudra réaliser des versements mensuels réguliers (il est préférable de générer un virement automatique mensuel pour éviter toute omission).

Mais comment évaluer cette épargne mensuelle ? Voici le principe :
[Épargne mensuelle] = [reste à vivre] – [dépenses ménagères]

Le calcul de ces 2 postes est largement expliqué ci-dessous.
Cela va vous demander, au début, un certain investissement en temps et la recherche des 3 derniers relevés de comptes bancaires que vous détenez.
Une fois ce petit désagrément passé, vous éprouverez une grande sérénité car vous aurez la sensation, à juste titre, de maîtriser votre budget.

Mais cette analyse va beaucoup plus loin. Elle vous permet également de connaître votre capacité d’emprunt, vous évitant ainsi tout risque de mal endettement.

Tout d’abord, dans les différentes réflexions qu’engendrera l’évaluation de ces 2 postes, on gardera à l’esprit que le « reste à vivre » n’est quasiment pas modifiable. Mais qu’en agissant sur le poste « dépenses ménagères » vous aurez la possibilité de rétablir de nombreuses situations.

1- Calculons tout d’abord votre « Reste à vivre » :

Il est évalué en faisant la différence entre vos revenus mensuels et les charges fixes.

[Reste à Vivre] = [Revenus mensuel] – [charges fixes mensuelles]

Vous connaissez vos revenus mensuels, calculons maintenant vos [charges fixes mensuelles] :
Mieux vaut les identifier avec votre ou vos relevés de compte : loyer, crédits, électricité, eau, gaz, abonnement Internet, abonnement mobiles, impôts mensualisés, assurances, mutuelle santé, transport en commun, frais de garde et de scolarité, cantine…. Par exemple, pour anticiper au mieux ces dépenses, il est conseillé de les mensualiser.

Conclusion : vous avez vos revenus mensuels et vos charges fixes, la différence des deux vous permet d’obtenir votre «reste à vivre ».

2- Évaluons maintenant les dépenses ménagères (dernier poste à calculer) :

Il s’agit des courses au supermarché (alimentaire et non alimentaire) + dépenses de vêtements + dépenses de loisirs zt vacances + dépenses de carburant.

Il est certain qu’elles représentent le poste le plus difficile à évaluer si on ne respecte pas la méthode de la moyenne sur 3 mois consécutifs.
Ainsi, prenez vos 3 derniers relevés de compte disponibles sur votre espace personnel. En fin de relevé vous devriez retrouver à chaque fois le total de « vos dépenses » et de « vos revenus » du mois.

Même si le calcul énoncé ci-dessous vous paraît un peu barbare au prime abord, au final il est le plus simple et surtout le plus fiable :

[Dépenses ménagères mensuelles] =
[Total des dépenses mensuelles des relevés de compte] – [Charges fixes déjà calculées ci-dessus] – [Versements sur compte épargne si le cas] – [Dépenses exceptionnelles (travaux, voyage, réparation voiture…)].

Dans le même esprit, en réalisant ce calcul pour chacun des 3 mois, vous pouvez alors réaliser une moyenne de vos dépenses ménagères mensuelles. En conclusion, vous obtenez une valeur fiable du montant qu’elles représentent.

Vous avez maintenant tous les ingrédients pour appliquer la formule du début :
[Épargne mensuelle] = [reste à vivre] – [dépenses ménagères]

Sachez qu, en général, le reste à vivre est constant (il suffit de le réactualiser de temps en temps).
Vos dépenses ménagères peuvent, quant à elles, être modifiées le cas échéant, comme, par exemple, en diminuant le poste « loisirs » ou le poste « vêtements », ce qui aura tout de suite une incidence sur votre poste « Épargne mensuelle » qui augmentera d’autant.

Si les dépenses ménagères sont supérieures au reste à vivre :

Vous ne pouvez pas épargner !

Cette situation est critique car :

  • D’une part, vous vous appauvrissez au fil des mois, vous allez systématiquement puiser de plus en plus dans votre découvert bancaire. Mais lui-même est actuellement tarifé entre 14% et 16% suivant les banques, donc lui aussi a tendance à vous appauvrir encore plus.
  • D’autre part vous n’avez aucun recours devant une dépense imprévue (panne d’un appareil ménager, d’une voiture…) car vous n’avez pas la possibilité de constituer ou reconstituer votre matelas de sécurité.
  • Et enfin, comme il s’agit d’une urgence, vous allez emprunter pour y pallier alors que votre budget ne vous permet pas de rembourser les échéances. Bref, tous les ingrédients sont là pour débuter un mal endettement qui peut très vite basculer en surendettement.

Remède : rappelez-vous que le reste à vivre n’est pas modifiable (sauf exception rappelé en fin de cet article). En conséquence il faut alors agir sur les dépenses ménagères avec, en priorité, le « poste loisirs – vacances», « le poste vêtements » et peut-être « le poste carburant ».

Si les “dépenses ménagères”sont inférieures au “reste à vivre”

Vous pouvez alors épargner du montant de cette différence pour reconstituer votre fonds d’urgence !

  • Tout d’abord, connaissant à l’avance le montant de votre « épargne mensuelle », vous pouvez, en début de mois, procéder à son virement sur votre compte épargne. Ainsi vous n’avez plus besoin de multiplier à tâtons les virements vers ce compte. Vous maîtrisez votre budget.
  • D’autre part, lorsque vous avez une dépense imprévue ou exceptionnelle (voyage, réparation voiture, panne électroménager…) au cours du mois, il est alors judicieux de virer sur votre compte courant depuis votre épargne le montant de cette dépense. Votre fonds d’urgence se reconstituera à partir du mois d’après.
  • Et enfin, pour ce qui est de votre capacité d’emprunt dans ce cas précis :
    • Premièrement, rappelez-vous qu’on emprunte pour acheter un bien d’équipement (ordinateurs, vélo, voiture, gros électroménager, télévision…) ou pour réaliser des travaux représentant une somme importante (ces travaux valorisent votre patrimoine) mais on n’emprunte pas pour financer des dépenses ménagères.
    • Deuxièmement, le montant de la future échéance de votre emprunt ne devra, bien évidemment, pas être supérieur au montant de votre [épargne mensuelle].
    • Mais si l’échéance est égale à ce montant, vous n’aurez pas la possibilité de reconstituer votre fonds d’urgence pendant la durée du prêt. Vous serez donc fragilisé.
    • Remède : vous avez compris que, dans le cas d’une souscription d’un nouveau prêt, mieux vaut que sa mensualité soit inférieure à votre [épargne mensuelle]. Quitte à baisser le poste loisirs, vacances… pendant sa durée.
    • Actualisation : suite au déblocage du prêt, pensez à réactualiser votre « reste à vivre » qui va diminuer du montant de la mensualité.
Si le montant de votre future échéance d’emprunt est supérieur au montant mensuel à épargner et que vous ne pouvez diminuer le montant de l’emprunt :

la seule solution est d’agir sur le poste « reste à vivre » avant de réaliser ce projet : voir explications ci-dessous.


Nous vous aidons à augmenter votre « Reste à vivre »

Mais si vous n’avez pas de réponse à la question : “Comment faire si le reste à vivre est inférieur ou égal aux dépenses ménagères, même après avoir limité au maximum ces dernières (loisirs, vêtements, vacances… ) ?”
C’est à ce moment qu’il est judicieux de nous contacter.
Spécialiste du rachat de crédits à Pau, notre action consiste à restructurer les crédits, c’est-à-dire que nous agissons sur le poste que vous pensiez constant, votre [Reste à vivre].

En d’autres termes, en regroupant tous vos crédits, vos dettes, votre découvert effectif en un seul crédit sur une durée appropriée, nous augmentons votre «reste à vivre» et ainsi vous retrouvez votre capacité à épargner.

De plus nous intégrons dans le financement votre matelas de sécurité d’un montant minimum de 2 mois de salaire.

Et enfin, si vous avez un projet à financer, nous pouvons également l’intégrer dans cette restructuration. Tous vos ratios financiers seront ainsi optimisés.

Au final, vous voici repartis avec des bases solides pour une maîtrise de budget pérenne.
En conclusion, le regroupement de crédits est une solution pour rétablir l’équilibre de votre budget.

Le fait de regrouper tous vos encours bancaires en un seul crédit sur une durée suffisante pour augmenter votre reste à vivre engendre comme effet secondaire un alourdissement du coût réel de vos crédits.

Mais ses principaux avantages compensent largement cet effet secondaire :

  1. Tout d’abord, il engendre une augmentation de votre reste à vivre, donc votre pouvoir d’achat.
  2. Deuxièmement, vous avez la possibilité de financer en même temps un projet qui vous tient à cœur tout en respectant les normes bancaires.
  3. Troisièmement, il permet d’éviter les frais bancaires qu’occasionne un dépassement de découvert :

-Rejets de prélèvement d’échéances,
-Rejets de chèques,
-Commissions d’intervention,
-Sollicitation systématique d’une autorisation de découvert
dont le taux avoisine 15%,
-Recours inappropriés à des prêts renouvelables avec des taux trop élevés : très souvent utilisés pour subvenir aux dépenses ménagères (ce qui n’est pas souhaitable dans une gestion saine d’un budget pérenne).
-Vivre dans l’inquiétude permanente d’une aggravation incontrôlée d’un mal-endettement.